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vendredi 23 avril 2004
Vocalcom : naissance d’un empire ?

Vocalcom réussira-t-il son pari ? L’éditeur de solutions de gestion des contacts parviendra-t-il à s’imposer à l’étranger comme il le fait en France ? La société se donne « 18 mois » pour répondre à cette question. Chiffres à l’appui...
Elle est déjà en ordre de marche. Les premières étapes sont franchies. Vocalcom a recruté un « vice-président Partenaires et Alliances » et s’est dotée d’un budget conséquent : 600 000 euros. La stratégie consiste à nouer des partenariats de distribution dans les pays où la société a des clients (37 pays dans le monde) mais pas de réseau, ni de filiales (11). « C’est un atout majeur d’avoir des clients pour passer des partenariats », estime, confiant, Anthony Dinis, le fondateur en charge de la stratégie et du développement de Vocalcom.

Des nouvelles de l’Oncle Sam prochainement...
Pas de bonne stratégie de conquête sans croissance externe. L’éventualité d’acquérir des technologies concurrentes dans de « gros pays » est loin d’être exclue. L’achat d’une base installée est toujours un bon moyen d’investir un marché. Là aussi, Vocalcom sait faire. Les regards de l’éditeur se porteraient - en priorité- du côté des Etats-Unis. Une annonce pourrait d’ailleurs être faite très prochainement dans ce sens. Elle serait accompagnée d’un partenariat majeur. Toujours outre-atlantique. « Superstitieux », le chef d’entreprise n’en dira pas plus « tant que ce n’est pas signé ». Seule certitude : « On peut tripler de taille en une année », indique-t-il.
Une stratégie qui semble sur de bons rails. La méthode a fait ses preuves. En France, alors que le marché des centres de contacts parvient à maturation, Vocalcom continue à signer des contrats. Dernier en date, celui de B2S pour un montant d’1,5 millions d’euros. « C’est une première commande », précise Anthony Dinis. Son entreprise a passé un « accord global » avec le numéro deux du marché de la prestation de services téléphoniques. Car aujourd’hui dans l’univers de la relation client à distance, on ne parle plus de contrats mais d’ « accord global ». Autre « accord », celui avec Client Center Alliance, un autre prestataire de services. A terme, il pourrait atteindre un montant de 2,5 millions d’euros. Etc. A ce petit jeu, Vocalcom devient incontournable dans l’Hexagone. Entre la fin 2003 et le début de l’année, la société revendique entre 10 et 12 000 positions de travail installées en France avec sa technologie (Hermès Pro, Hermès Interactive, etc). Vocalcom est maître en son royaume. C’est déjà ça...


Portfolio

Anthony Dinis

Vocalcom en bref :

  • Création : 1995
  • Fondateur : Anthony Dinis
  • Répartition capital : Anthony Dinis (78%), Salariés (12%), Business&Décision (10%).
  • CA 2003 : 58 millions d’euros
  • Filiales : Belgique&Suisse ; Italie ; UK ; Canada ; USA (Chicago) ; Maroc ; Allemagne ; Espagne ; Hong-Kong ; Corée ; Hollande.
  • 1200 clients dans 37 pays
  • 50 000 positions installées dans le Monde.

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