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lundi 1er novembre 2004
Fathi Barnat, AFPA : « Notre objectif est de favoriser l’insertion interfrontalière »

PhonethiK : Quelles sont les actions de l’AFPA dans la région ?

Fathi Barnat : L’AFPA a engagé des actions transfrontalières avec la Belgique, du côté flamand, grâce à des financements européens. Notre objectif est de favoriser l’insertion interfrontalière. Un échange de formateur favorisa le partage des connaissances, les stagiaires seront ainsi plus à l’aise avec les langues. De plus nous allons pouvoir confronter nos méthodes.

L’origine de ces actions repose sur un constat. Dans la région, des entreprises belges ont des clients français et réciproquement. Pour exemple, le secteur de l’automobile. Nos voisins belges et allemands distribuent des voitures à des prix intéressants mais quand un client français appelle ce dernier ne trouve pas d’interlocuteur s’exprimant en français.
Nos stagiaires vont donc avoir des cours prodigués par un formateur néerlandais et ils pourront alors postuler à des postes situés en pays flamand.

L’AFPA prodigue également une formation de téléconseiller, conseiller service client à distance. Ce cursus est équivalent à un Bac Pro. Il couvre de nombreux champs de compétence : prise de commande, marketing, recouvrement... Il s’agit de promotion de 14 à 15 personnes. La formation s’étale sur 4 mois et incluse 6 semaines en alternance dans une entreprise.

Face à l’offre offhore, la bataille de l’emploi est-elle perdue ?

La profession se structure au niveau de la région. La création du club de la relation client Cliadis, avec la présence d’organisme de formation entre autres, est un bienfait au niveau des ressources humaines. Le groupe de travail dédié au RH permet de mettre en place des stratégies et des réflexions sur le recrutement.

Les 3 Suisses avaient, l’an dernier, le projet de dégraisser ces effectifs. 400 salariés devaient être licenciés. Le downsizing a eu lieu mais dans une moindre mesure. 50 personnes ont du quitter l’entreprise. Pour préserver l’emploi, le groupe VPCiste a certes opté pour une délocalisation offshore, cependant cette dernière par son faible coût à permis de préserver l’emploi dans la région.



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