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jeudi 4 septembre 2008
3 questions à François Granger, DSI du Rectorat d’Orléans

PhonethiK : Pourquoi avez-vous basculé votre réseau de téléphonie classique vers un réseau IP ?

François Granger : L’Académie d’Orléans-Tours dispose de six inspections académiques qui représentent les six départements de la région. Dans notre projet initial, nous avons travaillé sur le renouvellement des plates-formes de communication et la mise en place de la Téléphonie sur IP entre les sites. Le PBX du rectorat avait 12 ans d’âge, ce qui est assez honorable.
Au même moment, le Ministère de l’Education Nationale avait entamé une réflexion sur la mise en place de la Téléphonie sur IP entre les différents sites et sur les sites clients. Nous avons alors été pilote pour le Ministère pour le déploiement de ce réseau IP. L’académie a ainsi mixé les deux initiatives : changer le matériel et s’approprier une nouvelle technologie. Mutualisation des infrastructures réseaux, réduction des coûts d’installation et d’exploitation réseau, utilisation du couplage téléphonie informatique avec la simplification de la gestion des postes utilisateurs : ces trois axes nous ont guidés dans notre choix de l’IP.

Combien de temps a duré la transition ? Pouvez-vous nous décrire votre réseau aujourd’hui ?

Le chantier, qui a mobilisé en interne deux équivalents temps plein, s’est déroulé sur une année durant laquelle 1 000 postes téléphoniques ont été changés, des switchs installés, une grande partie du câblage refait. L’académie a fait appel à SPIE Communications, un partenaire privilégié du Rectorat, afin de déployer la nouvelle infrastructure.

A ce jour, nos IPBX gèrent aussi bien la téléphonie traditionnelle que la Téléphonie sur IP. En communication inter-sites, c’est de l’IP, certains sites sont même en full IP tandis que d’autres sont restés en numérique. Pour les sites en full IP, composés d’environ 50 utilisateurs, l’idée est de montrer que la technologie fonctionne. Le bilan du test est extrêmement positif : économiquement parlant, nous avons divisé les coûts de fonctionnement par trois.
C’est extrêmement important ! Nous économisons aussi 1,5 équivalents temps plein en administration téléphonie. En outre, nous n’avons plus qu’une seule infrastructure réseau à gérer.

Quel avenir pour ce réseau hétérogène ?

Nous allons progressivement intégrer l’ensemble de nos sept services académiques à notre réseau de communication. Avec le projet, pour certains sites situés dans l’agglomération orléanaise, de les passer sur une boucle privée, ce qui permettrait de supprimer les PBX sur chaque site. Et à terme, notre objectif est d’intégrer au réseau les cinq autres sites : Châteauroux, Bourges, Blois, Tours et Chartres.



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