
Comment optimiser les performances de la VoIP/ et ToIP sur le réseau WAN ?
La médiocrité des performances de la VoIP et de la ToIP résulte d’un phénomène de congestion réseau : les flux applicatifs sollicitent la bande passante limitée des réseaux convergents, les classes de service MPLS et les files d’attente routeur sont surchargées, tandis que les capacités réseau peinent à suivre le volume croissant des appels. Les routeurs offrent un niveau de service minimum, adapté à un nombre de sites restreint, mais pour les déploiements ToIP étendus, ce service minimum présente des carences dès que le trafic de téléphonie augmente. Pour Packeteer, la première étape d’une stratégie d’optimisation pertinente est d’identifier les flux applicatifs et d’attribuer la bande passante adéquate selon un principe de QoS. Cette approche garantit les performances de chaque appel, en tempérant la bande passante consommée par les autres flux, notamment ceux qui n’ont pas de contrainte temps-réel. Cette différentiation à l’échelle des applications module la bande passante selon la priorité de l’application.
Le cas de la VoIP et de la ToIP illustre parfaitement les problématiques de performance et de qualité qui pèsent sur les applications critiques. Les technologies d’accélération de protocoles gagnent en popularité et font d’ailleurs partie de l’offre Packeteer, mais elles ne sont d’aucun secours pour les flux voix temps-réel, et peuvent parfois nuire à ces applications : en effet, sans cette QoS prônée par Packeteer, il est impossible d’accélérer les flux applicatifs cibles. Le risque est donc d’accélérer également l’accès à des sites comme Facebook ou Emule...au détriment de la qualité des appels voix.
Notons enfin, qu’en complément de la compression réalisée en natif par certaines applications voix et données, il est possible de compresser davantage en réduisant les entêtes RTP, UDP et IP des paquets. Packeteer propose ainsi des techniques ciblées qui compriment les entêtes des paquets voix et vidéo pour, au final, alléger de jusqu’à 30 % le trafic total. Pour tenir cet objectif, il est également possible d’utiliser des techniques de concaténation ou de compression cumulée des différentes entêtes de paquets VoIP ou ToIP.
La sécurité devient le nouvel enjeu du déploiement des applications de ToIP, comment abordez cette problématique ?
Encore une fois, nous capitalisons sur la différentiation applicative qui nous permet de différencier les niveaux de priorité des flux, ce qui au final optimise la sécurité. Le processus est simple : nous identifions plus de 600 flux applicatifs différents, dont les flux malveillants ou de divertissement qui sont soumis d’office au QoS. On sait par exemple que le trafic généré par un ver ou un virus va peser lourdement sur un réseau. D’où l’idée d’identifier les premières manifestations de l’infection et de complètement neutraliser la bande passante utilisée par le virus, avant de mettre l’hôte incriminé en quarantaine. Nous procédons de manière similaire pour le trafic généré par des applications comme Skype. Skype présente des caractéristiques peer-to-peer et utilise les ports de communication de manière aléatoire, ce qui rend sa détection particulièrement complexe. Skype est susceptible d’enfreindre les règles de sécurité d’entreprise en matière de technologies P2P ou propriétaires, voir de créer une passerelle prohibée vers le cœur du réseau d’entreprise. Packeteer identifie le trafic Skype et lui applique des règles prédéfinies.
Votre outil permet d’identifier les applications gourmandes en bande passante et non autorisées par la DSI (du type Skype), est ce un argument sensible pour vos clients ?
Voilà un point particulièrement intéressant ! En matière d’applications, les entreprises modulent leurs besoins selon le statut de chaque application, tel que défini par la direction informatique. Certaines directions considèrent Skype ou Yahoo Voice comme des média d’entreprise et chercheront naturellement à garantir leur disponibilité. D’autres y voient une menace de sécurité ou une problématique de productivité. Dans les deux cas, il faut identifier et contrôler les flux de Skype, une tâche plutôt ardue pour les produits réseau traditionnels et impossible avec des outils d’accélération et de compression. Ces problématiques, nos clients les visualisent de plus en plus sous l’angle applicatif et considèrent l’approche de Packeteer différente car capable de différencier les applications. Ainsi, les entreprises qui mettent un veto à l’utilisation de Skype, identifient les flux de cette application et empêchent Skype de nuire aux performances de leurs applications métiers critiques. Elles se protégent également contre une passerelle prohibée vers leur réseau et trouvent une réponse à d’éventuelles problématiques de productivité personnelle générées par Skype.
Bio Express
Eric Leblanc est Country Manager France et Suisse Romande chez Packeteer. Avant de rejoindre Packeteer, il était Directeur de la région Europe du Nord chez Radware, spécialiste de la commutation applicative. Son expérience de Manager confirmé s’est également forgée chez 3Com, fournisseur de solutions convergentes et sécurisées voix et données où il a occupé des postes dans les domaines de la Vente, de l’Avant-vente et du Marketing Produits.
Fiche Société
Fondée en 1996 avec un siége à Cupertino en California, Packeteer cotée au NASDAQ (USD) PKTR, compte plus de 400 employés et annonce 7000 clients.
Packeteer est un leader de la fourniture des services applicatifs sur WAN. Les solutions de l’équipementier définissent une approche intelligente, unifiée et adaptative pour gérer et optimiser les flux applicatifs, et ainsi garantir une expérience utilisateur de premier rang pour toutes les applications et en toutes circonstances.
L’équipe dirigeante est constituée de Dave Côté, President and CEO ; David C. Yntema, Chief Financial Officer ; Manuel R. Freitas, Vice President, Worldwide Operations and Customer Support ; Ray Smets, Vice President, Worldwide Sales and Marketing ; Nelu Mihai, Vice President, Engineering ; Greg Pappas, Vice President, Human Resources ; Dave Winikoff, Vice President, Product Management.
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